Publié par Thomas le 31 oct 2006 dans
Blog


Je suis heureux de vous annoncer le lancement du site Internet http://www.lamondialisation.fr, fruit d’un long projet entre Sciences Po et le Ministère du Commerce Extérieur que j’ai eu l’honneur de diriger.
Ce site n’en est qu’à ses balbutiements et il devrait être substantiellement amélioré au cours des mois à venir.
Vous pouvez dès à présent y trouver un exemplaire des plaquettes pédagogiques sur la mondialisation dont 400 000 exemplaires vont être distribués dans les écoles et les lycées. Vous pourrez aussi télécharger un court-métrage, fiction ponctuée d’interviews, sur le thème de la mondialisation.
Je vous souhaite une excellente visite sur http://www.lamondialisation.fr !
Publié par Thomas le 22 oct 2006 dans
Droit
Nicolas Sarkozy s’est exprimé devant plus de 2000 personnes réunies dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne pour la quinzième édition de la Cité de la réussite, samedi 21 octobre.Il a bien sûr évoqué ses thèmes de campagne favoris tels que l’immigration choisie, les 35 heures qu’il faut réformer ou encore la discrimination positive. Mais il a aussi évoqué le “peer to peer” et ce dans les premières cinq minutes de son intervention. Est-ce là un signe de l’importance qu’a prise la question ? Ceux qui espéraient une éventuelle critique de la loi DADVSI ont été pourtant bien déçus.
Le président UMP a en effet commencé par s’en prendre au jeunisme. “Ce n’est pas parce qu’un jeune dit quelque chose qu’il a forcément raison” a-t-il asséné sous les applaudissements de l’auditoire. Pour étayer cette affirmation Nicolas Sarkozy a pris l’exemple du peer to peer. “On me parle du peer to peer. Moi, je sais que c’est, c’est le téléchargement” a-t-il expliqué. Il a ensuite rappelé la levée de bouclier contre la loi DADVSI, protestation qui selon lui émanait seulement de “jeunes” toujours prompts à réagir. Il a rappelé que “la propriété qu’elle soit intellectuelle ou physique doit être protégée” et a enchaîné sur le leitmotiv bien connu que le peer to peer participe à la disparition de la culture et de la création. Encouragé par le tonnerre d’applaudissements en provenance de la salle, Nicolas Sarkozy a juré la main sur le coeur qu’il avait cinq enfants qui “ne téléchargeaient pas” et a conclu en disant que le téléchargement était un mal qui devait être puni. Il a aussi promis de faire fermer les sites qui permettent le téléchargement “en masse” d’oeuvres protégées.
Ces déclarations ont de quoi inquiéter les internautes. Les propos de Nicolas Sarkozy ont laissé entendre que tout téléchargement se faisait forcément au détriment du copyright. Or, au risque d’enfoncer des portes ouvertes, on rappellera qu’il existe pléthore d’”oeuvres” et de “créations” librement téléchargeables sur Internet (logiciels libres, musique gratuite parfois même proposée des majors de l’industrie du disque, documents libres de droits, etc.). Peut-être les conseillers de M. Sarkozy feraient-ils bien de lui écrire quelques fiches sur le sujet. C’est en effet ce genre d’attitude du “tout répressif” qui menace la culture et la création, plus que le peer to peer ou le “téléchargement”. Enfin, assimiler la propriété intellectuelle avec la propriété physique révèle une profonde méconnaissance du sujet, d’autant moins pardonnable que Nicolas Sarkozy est avocat de formation. Le président de l’UMP a constamment répété lors de son intervention à la Sorbonne que les hommes politiques devaient parler vrai aux électeurs, ne pas hésiter à entrer dans les détails et surtout ne rien caricaturer. Pourquoi ne commencerait-il pas à montrer l’exemple lorsqu’il parle des technologies ?
Publié par Thomas le 13 oct 2006 dans
Actualités,
Politique
On croit réver… La Turquie evoque de possibles (probables) sanctions économiques contre la France (Ankara étudie une riposte au vote des députés français | Reuters.fr) parce qu’un vote démocratique du Parlement a fait du dénigrement du génocide arménien un crime puni de sanctions pénales (Lire l’article de la Tribune)
Quoiqu’on puisse penser de la loi française, voilà en tout cas une belle leçon de la part d’un pays candidat à l’Union Européenne ! Si à chaque désaccord entre pays membres, ces derniers prennaient des sanctions unilatérales les uns contre les autres, le marché unique serait resté lettre morte depuis longtemps.
Ces réactions d’Ankara illustrent également que la Turquie ne comprend toujours pas qu’il existe un autre langage que celui du chantage et de la force. S’il est bien connu que c’est à coup de menaces et de crises de nerf que les négociations avec l’UE sont allées si loin, il faut espérer que cette fois les choses ne se passeront pas aux conditions dictées par les Turcs. Un volte-face français serait catastrophique. Il faut faire comprendre aux dirigeants turcs que l’Europe est composée de démocraties qui décident souverainement de se doter de lois, dans le respect du cadre législatif européen. Plutôt que d’opposer la force à un gouvernement qui ne peut – techniquement- pas revenir sur une loi, domaine du pouvoir législatif, la Turquie ferait mieux de mettre ses moyens à contribution pour tenter de démontrer « sa » vérité historique concernant le génocide arménien.
La persuasion, plutôt que la force, voilà ce que serait l’attitude d’un pays responsable et… européen!